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22.02.2012

Retour à L’éthique

arton5361.jpgPar Mustapha Cherif

Il n’y a pas d’alternative au dialogue des cultures. La recherche d’une mondialité juste repose sur l’échange, le partage et sur des règles éthiques, auxquelles nul ne devrait déroger. La question de l’éthique est centrale. Elle n’est pas une simple question de morale, elle précède toute autre dimension dans l’ordre du fondement. Elle concerne la conception du monde, les normes universelles, les conditions du lien social et de la Cité juste, en somme le code de conduite des Etats, des sociétés et des individus. Notre époque, est celle du malaise de la civilisation, de la crise de confiance, des valeurs, de la crise économique, de l’écart entre théorie et pratique.

Un monde juste qui a du sens

Le libéralisme sauvage, marqué par la perte de l’éthique, perturbe l’humanité. Par delà des progrès prodigieux sur le plan des sciences et des techniques, des bienfaits de la liberté pour favoriser l’autonomie de l’individu, de la recherche scientifique et de l’entreprise en économie, un malaise profond traverse notre temps. Se pose la question clé liée à l’éthique: quelles sont les finalités? La majorité des citoyens du monde recherche un monde plus juste qui a du sens.

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L'Ifop publie les résultats d’un sondage de 2011 sur les Européens et l’islam

sondage,musulman,europe,ifop« Depuis plusieurs années reviennent de façon récurrente dans les sociétés européennes des polémiques et controverses relatives à l’islam », note l’institut de sondage Ifop en guise d’introduction à la publication d’un sondage intituléLe regard des Européens sur l’islam . Réalisé du 9 au 18 avril 2011 par questionnaires auto-administrés en ligne, il a été mené en Allemagne, aux Pays-Bas, en France et au Royaume-Uni, sur des échantillons toutefois assez faibles (de 600 à 800 personnes selon les pays).

Dans les quatre pays sélectionnés, une majorité relative des personnes interrogées estime que la présence d’une communauté musulmane dans leur pays respectif représente une menace pour l’identité de leur pays (notamment en Grande-Bretagne avec 47 % des réponses et aux Pays-Bas avec 44 %).

Mais « ces résultats cachent une réalité plus nuancée », affirme l’Ifop : en effet, plus de 50 % des personnes interrogées dans chaque pays expriment soit de l’indifférence à l’égard de cette question (entre 34 % en Grande-Bretagne et 37 % au Pays-Bas) soit l’idée que la présence d’une communauté musulmane est plutôt un facteur d’enrichissement (19 % des Néerlandais et des Britanniques, 22 % des Français et 24 % des Allemands).

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Fraternité et spiritualité (2/2)

images.jpgNous présentons ici la fraternité religieuse. Après ce qui a été dit sur la fraternité de l’humanité caractérisée par l’égalité, par le respect et par la solidarité (Fraternité (1/2) consacrée à la fraternité humaine), quel peut être l’apport d‘une fraternité religieuse ? Quels sont ses fondements, ses finalités et ses moyens d’expression ?

II. La fraternité religieuse

A. La nécessité de la fraternité religieuse
Alors qu’il n’y a pas eu besoin de justifier le besoin de la fraternité humaine plus haut, on se trouve ici devant l’obligation d’une telle justification pour la fraternité religieuse. Cette situation paradoxale jette la lumière sur deux fausses évidences. La première est l’absence de fraternité entre les peuples et les tribus à cause de leurs différences de cultures, de langues, de traditions, de couleurs et de religions. La deuxième est que l’appartenance à une même religion suffit aux hommes d’observer les règles de fraternité sans qu’il y ait besoin d’enseignement religieux spécifique.

Or, pour sortir de ces deux paradoxes, il faut se rappeler qu’au-delà de la religion, de la culture, de la langue et de la nation, il y a l’âme humaine qui a la même origine et donc la même nature : une attirance pour le bien et une tentation pour le mal. Le rôle de l’enseignement religieux est d’éliminer ou de réduire autant que possible les effets des tentations maléfiques et de renforcer, d’encourager et de fructifier la bonté chez l’homme.

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19.02.2012

La vie d’un coeur: des musulmans et des juifs sauvant des vies ensembles

856168-1002169.jpgPar Mehnaz M. Afridi

New York, New York – Alors que j’écoute des brides de nouvelles, une nuée de mots me pique au vif : Iran, Israël, nucléaire, Israël-Palestine au point mort, les musulmans tuent les juifs, les juifs tuent les musulmans. En temps que femme musulmane qui enseigne l’Holocauste dans une université catholique, je suis en permanence frustrée par la couverture médiatique de la situation au Moyen-Orient, qui très largement sert à mettre en avant et à consolider les tensions nationales et religieuses, les préjugés et les conflits.

Un documentaire de la réalisatrice Keren Ghitis, récemment diffusé sur Al-Jazira, s’est révélé une exception extrêmement encourageante. Le film Jerusalem SOS, montre des juifs et des musulmans se sauvant mutuellement la vie.

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18.02.2012

Rapports entre mosquées et Etats européens : l’autre version de l’histoire

Laurence-27.jpgPar Jonathan Laurence

Chestnut Hill (Massachusetts) – L’Europe occidentale héberge à peine plus d’un pour cent de la population musulmane du monde, qui s’élève à un milliard et demie de personnes. Or les musulmans européens, quoique minoritaires, ont eu une incidence disproportionnée sur la religion et la politique dans leurs pays d’adoption. En l’espace d’à peine une cinquantaine d’années, la population musulmane a fait un bond, passant d’une dizaine de milliers d’habitants à 16 ou 17 millions en 2010 – ce qui représente environ un Européen de l’Ouest sur vingt-cinq.

Les Européens de souche sont de plus en plus nombreux à croire qu’on doit mettre un frein au développement de l’islam, qu’on avait laissé s’installer sans trop s’en inquiéter dans l’Europe de l’après-guerre. Les tenants de ce point de vue incitent les Européens à sortir de leur torpeur pour lutter contre « l’Eurabie ». Dans le camp opposé, nous avons le discours des responsables de communautés qui pour leur part pensent que les gouvernements européens sont tous répressifs et intolérants face à la diversité.

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16.02.2012

Fraternité et spiritualité (1/2)

images.jpgLa fraternité est un concept multiple, inséparable de toute vie en société. C’est d’abord un sentiment d’appartenance à une famille, à une religion, à une communauté, à une nation. C’est ensuite, le fait de partager les mêmes père et mère, une même foi, un même destin et les mêmes valeurs. C’est enfin, une volonté de partage, de solidarité, de soutien et de compassion.
Si cette notion est universelle, son expression et sa portée l’est aussi. Cependant la fraternité possède dans chaque famille, chaque religion, chaque communauté et chaque nation des fondements, des finalités et des moyens d’expression inhérente à l’existence et à l’histoire de cette dernière. Il en est ainsi pour la fraternité dans l’Islam où les notions de famille, de religion, de communauté, et de nation peuvent se confondre ou se recouper.
Ce qui nous intéresse dans cette étude, c’est de chercher le lien entre fraternité et spiritualité dans l’Islam, indépendamment de son cercle d’expression. Ainsi nous chercherons les fondements spirituels de la fraternité, ses finalités et les moyens de son expression.

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27.09.2011

Être juif au Maroc, aujourd'hui ...

juifs,musulmans,marocLes rencontres culturelles judéo-marocaines sont souvent l'occasion de cerner plusieurs quiproquos entre l'Islam et le Judaïsme. Rencontre avec Simon Ley, directeur du musée judéo-marocain…Suite Le_Soir_du_27_Judaisme.pdf

26.09.2011

Leïla El Bachiri dénonce une "manipulation frauduleuse" de ses propos

pict_360695.jpgJe dénonce une manipulation frauduleuse de mes propos par le journal « Le Soir » lors de leur encart en première page mentionnant une « radicalisation d’une partie de la jeunesse bruxelloise » prétendant être la conclusion de ma thèse.", déclare -t-elle dans son droit de réponse que voici.

Leïla El Bachiri dénonce une « manipulation frauduleuse » de ses propos relatifs à sa thèse doctorale: « IL N’Y A NI RADICALISATION NI EXTREMISME DE LA JEUNESSE D’ASCENDANCE MUSULMANE A BRUXELLES ! », déclare -t-elle dans son droit de réponse que voici.

Je dénonce une manipulation frauduleuse de mes propos par le journal « Le Soir » (cfr. article paru le 19/09/11) lors de leur encart en première page mentionnant une « radicalisation d’une partie de la jeunesse bruxelloise » prétendant être la conclusion de ma thèse. Les termes de « radicalisation » et d’« extrémisme » n’ont jamais été évoqués de ma part ni dans l’entretien, pourtant restitué fidèlement par le journaliste Ricardo Guttierrez, ni dans ma thèse doctorale. Il s’agit d’une déformation médiatique grave qui a été relayée par l’ensemble de la presse écrite faisant les choux gras de certains médias jouant la carte du sensationnel.

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Mille chrétiens et mille musulmans

chrétiens,musulmansPar Arthur L. Smith

Keller (Texas) – Le 18 septembre dernier, Northwood Church à Keller, au Texas, a accueilli mille chrétiens et mille musulmans pour qu'ils s'engagent dans un changement sociétal. « Le seul espoir que nous avons pour réduire notre peur des musulmans et la seule chose que Jésus nous ordonne de véhiculer c'est l'amour – c'est chose faite avec cette association, » dit Bob Roberts, Jr., pasteur de Northwood Church.

Les Etats-Unis sont confrontés à de graves problèmes liés à la pauvreté, à l'éducation et à la justice sociale et les mesures et les programmes gouvernementaux ne peuvent, à eux seuls, les résoudre. Il faut que les croyants s'unissent pour trouver des solutions à ces problèmes communs. Il est impératif que les églises chrétiennes évangéliques aux Etats-Unis intègrent des personnes d'autres confessions et s'engagent, volontairement et activement, dans un dialogue constructif pour améliorer les problèmes de société. Pendant longtemps, les églises évangéliques ont été à l'avant-garde des programmes sociaux, mais les difficultés se sont encore accrues au XXIe siècle, exigeant un effort conjoint de la part des religions.

Pour certains, ce jumelage peut sembler invraisemblable. Pourtant, avec plus de 2 milliards de chrétiens et plus de 1,5 milliard de musulmans, les deux groupes représentent plus de la moitié de la population mondiale. En combinant leurs ressources, les musulmans et les évangélistes peuvent avoir un impact personnel et puissant sur notre société.

En s'unissant, les deux communautés initient une campagne populaire à travers laquelle musulmans et chrétiens vont travailler ensemble sur des projets qui profiteront à la société. Le Groupe Embrace par exemple– qui, à l'origine, a vu le jour pour que les uns et les autres enseignent leur cuisine traditionnelle – s'est transformé en un groupe de service qui fournit des repas au Centre local du troisième âge. Par ailleurs, trois équipes multiconfessionnelles comprenant chacune cinq juifs, cinq musulmans et cinq chrétiens, ont effectué des travaux (notamment de réfection, de peinture et d'aménagement paysager) sur des maisons proches de chacune des congrégations pour des familles indigentes.

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19.09.2011

Un nouveau livre bouleverse la vision d’un monde musulman homogène

MarkScheel.jpgPar Mark Scheel

Shawnee Mission (Kansas) – Beaucoup de non musulmans pourraient être surpris d’apprendre que l’islam n’est pas une religion monolithique. Les pratiques et les rites varient d’une région à l’autre et entre différents groupes. Par ailleurs, les titres des principaux médias, particulièrement ceux des pays occidentaux, ont tendance à mettre l’emphase sur les aspects les moins flatteurs, les plus répressifs liés à des groupes minoritaires tout en ignorant les nombreux aspects positifs de l’islam prédominant.

Un nouveau livre Islam without Extremes : a Muslim case for Liberty (l’islam sans extrémisme : une plaidoirie musulmane pour la liberté) du journaliste turc Mustafa Akyol nous offre cependant la possibilité de corriger un grand nombre de ces clichés qui se concentrent particulièrement sur la perception erronée que l’islam est une religion intrinsèquement autoritaire et laissant peu de place à la liberté individuelle. L’œuvre est une quête des racines du libéralisme (dans le sens classique) dans l’islam et une critique des lois et des comportements oppressifs de la religion, tels que la prohibition formelle du reniement de la foi ou du blasphème, qui, selon l’auteur, se fondent plus sur la tradition que la révélation.

Akyol débute avec un survol historique et théologique du développement de l’islam à travers les siècles et démontre que le message fondamental de l’islam, le monothéisme, a sauvé l’individu des « obligations tribales ». En d’autres termes la tradition musulmane est fondée sur l’idée puissante que l’individu est responsable uniquement devant Dieu. Akyol explique ensuite comment ce message islamique a permis de faire avancer, au Moyen-Orient médiéval, le concept de liberté, comme l’attestent les principes de la loi islamique (c’est la primauté du droit, plutôt que la volonté de celui qui gouverne). Néanmoins des désaccords au sujet de la liberté provoquèrent d’importants conflits durant l’islam médiéval, résultant en luttes internes et doctrinaires, opposant les « Traditionalistes » aux « Rationalistes ». Akyol révèle également comment des facteurs non religieux, tels que la géographie du Moyen-Orient, ont joué un rôle dans la « guerre des idées au Moyen Age » en favorisant des écoles de théologie moins rationnelles et plus oppressives.

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